On ferme (enfin)!

octobre 21, 2010

Comme annoncé, il y a déjà quelques temps, je ne blogue plus sous WordPress mais bien sour Posterous depuis fin juillet.  Grâce aux incroyables fonctionnalités de propulsion de Posterous, ce blog-ci était toujours automatiquement mis-à-jour via cette chouette plateforme.

Ce qui faisait que j’avais deux blogs qui co-existaient. Pour éviter toute confusion, mon cher, talentueux et convainquant ami Benoît aka Exibit m’a recommandé de mettre fin à cette double-vie online. Ce blog-ci ne sera donc plus alimenté. Vous pourrez donc continuer à  me suivre :

via le site www.julienbrasseur.be

via le flux RSS 

via Twitter

A très bientôt!

10 trucs pour pitcher comme un dieu. ou plutôt pour éviter de se prendre trop de râteaux avec les journalistes

octobre 19, 2010

 

 « Pitcher » dans le langage des RP, cela signifie  proposer un sujet à un journaliste, un bloggeur, etc… Comme toute démarche « push », dont je vous ai déjà parlé, elle a ses limites. Rappel des barèmes : Y a pas de meilleure information que celle dont le/la journaliste a besoin a besoin. Or, quand vous appelez un(e) journaliste pour lui , il/elle ne vous a rien demandé… Voici quelques conseils éprouvés – mais qui n’engagent que moi – pour éviter de se ramasser des râteaux à l’appel… Tous les journalistes qui passeraient par ce post, sont bien entendu invité(e)s à compléter ces conseils.

1.    Présentez-vous convenablement
Quitte à déranger un journaliste, autant lui dire très clairement qui vous êtes et quel est l’objet de votre appel. On écourte trop souvent cette première étape dans le souci de déranger le moins possible. Or, si le journaliste ne comprend pas bien ce que vous lui voulez, ça crée de l’irritation et bonne chance pour l’intéresser à ce que vous avez à lui proposer.
Si vous travaillez en agence, identifiez-vous encore plus clairement : le nom de votre agence ne suffit pas, les journalistes ne sont pas censés les connaître toutes, précisez ce que fait votre agence (RP, pub, PA,…) et pour quel client vous l’appelez. Encore une fois, si votre client est une petite PME qui vient de se lancer, préciser son secteur d’activité. 

 

2.    Soyez très clair sur vos intentions
Une fois la phase de présentation terminée, soyez explicite sur le but de votre appel voire même de ce que vous attendez du journaliste. Très vite vous devez répondre à la question que nous nous posons toutes et tous lorsqu’on notre téléphone sonne :  « Qu’est-ce qu’il/elle me veut ?». Précisez donc explicitement dès le début de l’entretien ce pour quoi vous l’appeler : l’inviter à événement presse, proposer une interview…  Qu’il ou elle sache ce à quoi il ou elle s’engage. 

3.    Connaissez les médias et les journalistes auxquels vous vous adresser
C’est évident. Mais méfiez-vous des évidences. Appeler un(e) journaliste lifestyle pour lui faire visiter un datacenter est non-seulement très bête mais surtout ne contribue pas à votre bonne réputation, celle de votre agence et celle des RP auprès des médias. Lisez les publications auxquelles vous êtes susceptible de vous adresser mais aussi et surtout, essayez de rencontrer personnellement les journalistes. Profitez de toutes les opportunités : événements presse, interviews, conférence pour créer un lien personnel avec les journalistes. Suivre des journalistes sur Twitter/Facebook permet de temps en temps de choper un sujet qui les intéressent ou recherchent des infos de leur apporter un bon plan.

4.    Procurez-vous les calendriers éditoriaux

Afin de proposer de la publicité ciblée à leurs annonceurs, la plupart des régies publicitaires des journaux et magazines préparent des calendriers éditoriaux qui reprennent les dossiers qui vont être traités par la rédaction. Ces calendriers sont souvent disponibles un an à l’avance. S’ils sont d’abord destinés aux agences pub, ces calendriers donnent aux agences RP l’opportunité de proposer aux rédactions des sujets pertinents par rapport aux dossiers traités. Faites-en usage, vous augmenterez

5. Appelez plutôt en début d’après-midi que le matin.
Le matin, les journalistes sont plus souvent soit en réunion de rédaction ou en conférence de presse et donc peu disponibles. Le début d’après-midi est en général un meilleur moment pour les joindre : ils ne sont pas encore trop pressés pour remettre leurs articles comme ils peuvent l’être en fin de journée.

6. Tenez compte des délais d’impression
Ceci vaut particulièrement pour les hebdomadaires et mensuels. Prenez-vous bien à l’avance pour leur proposer des sujets liés à des thématiques saisonnières. Exemple, j’ai contacté les mensuels féminins pour des sujets liés à Noël le mois dernier et j’ai pris mes premiers contacts avec des journalistes d’hebdos féminins il y a quelques semaines.

7. Allumez l’aspirateur à info
A la limite, un contact téléphonique doit tout autant servir à proposer un sujet / une invitation, qu’à obtenir un maximum d’informations, pour préparer votre prochain pitch. Si l’on doit n’appeler les journalistes que lorsque c’est vraiment nécessaire, autant lorsqu’on les a au bout du fil et qu’ils sont disponibles  apprendre à les connaître, apprendre ce qui les fait « ticker »,

8. Ne faites pas de forcing
Si d’emblée vous sentez que vous tombez mal, que le sujet n’intéresse pas le journal ou que vous vous êtes visiblement pas adresser à la bonne personne, laisser tomber et demander quand vous pouvez rappeler ou à qui d’autre de la rédaction vous pouvez vous adresser.

9. Joignez le mail à la parole
Huit fois sur dix, le journaliste vous le demandera lui-même mais une fois l’appel terminé, résumez le contenu et les détails pratiques de votre appel dans un mail. Cela laissera une trace formelle de votre requête.

10. Trouvez votre voix
Appelez un(e) journaliste qui ne vous a rien demander pour un sujet pas toujours folichon (ça arrive, ça fait partie du boulot de RP) relève de la démarche rhétorique, on se lance souvent sans filet… C’est pas toujours évident. Y a pas une seule façon de faire, chacun trouvera sa voix à coups d’essais et tâtonnements. Mais une chose est sûre, soyez authentique, poli et respectueux et tout devrai bien se passer…

Foursquare, déchire sa maire

octobre 11, 2010

Et si, la véritable utilité* de Foursquare n’était tout simplement que de signifier à son réseau : “Je suis Maire de « Mettet Lunettes », je connais bien l’endroit, si vous souhaitez plus d’infos, n’hésitez pas à me contacter.” S’adresser au maire d’un endroit pour lui demander des conseils peut s’avérer être une démarche payante lorsqu’on cherche à faire un choix judicieux.
Exemple : en train de faire des travaux dans mon appartement, j’ai fait plusieurs check-in’s à la déchetterie la plus proche. Après deux check-in‘s, me voilà propulsé « Maire de la Déchetterie Régionale Bruxelles-Sud ». La classe, non ?

Un de mes contacts Twitter l’a vu et m’a contacté peu après pour me demander des renseignements sur le genre et la quantité des déchets que l’on peut y porter, les tarifs, les heures d’ouverture, ce genre de choses… Sans trop m’avancer, si ma thèse fonctionne pour une déchetterie, ça doit fonctionner pour les boutiques, les restaurants, les destinations  touristiques, les administrations, les manifestations culturelles…

Or, on commence à savoir que l’opinion de tiers compte de plus en plus dans le choix d’une marque, d’un produit, d’une boutique ou d’un restaurant. Le système de Foursquare vous facilite la vie et désigne immédiatement la personne à qui vous adresser.

Alors, chers lecteurs, je vais vous faciliter la vie, voici la liste des lieux dont je suis « maire », n’hésitez pas à me poster toutes vos questions !

Par contre, cette « utilité » n’évacue pas la question des risques que nous prenons ou du pacte avec le diable que nous signons en confiant nos allées et venues à la World Company. Voici quelques références de personnes qui y ont réfléchi mieux  que moi.


Mais dans l’ensemble si l’on fait preuve de bon sens, qu’on ne commence pas à se loguer chez soi, à la crèche de sa fille, à sa banque, pas de quoi choper le badge « JeFlippeAmort»

* Je ne parle pas ici d’hypothétique business model, de jeu socialo-géocalisant ou encore de probables menaces de se faire détrousser ses données personnelles

Topino dans le Triangle d’or des RP

septembre 13, 2010

Ce samedi, je dégivrais mon congélateur (ce blog devient passionnant) en écoutant Bientôt à Table, l’excellente émission culinaire de la Première (radio belge francophone). L’émission était consacrée aux alternatives à la grande distribution : le slow food, les GAC (Groupe d’achats communs, etc.), les paniers collectifs…

Après 40 minutes d’émission, toujours pas un mot sur Topino, un site créé par mon ami Ben et qui met en relations des producteurs locaux de fruits, de légumes et de produits du terroir avec des acheteurs potentiels. Le site est guidé par l’esprit de l’achat local en ce sens que lorsque le consommateur s’y inscrit, le système lui propose les produits disponibles dans son environnement proche. Une initiative qui cadrait donc à fond avec le thème de l’émission.

Ni une, ni deux, hop un petit mail à Sophie Moens, l’animatrice de l’émission pour présenter le projet.

7 minutes plus tard, juste avant la fin de l’émission, Mme Moens lit mon petit mail et présente Topino comme un complément intéressant à toutes ces initiatives. Résultats : +30% de visites qu’un jour habituel et 2 fois d’inscription sur le site.

Dans le monde des RP, on a rarement l’occasion de réunir les trois éléments du triangle d’or des RP : envoyer la bonne info, au bon moment, à la bonne personne. Aussi, quand vous en avez l’occasion, foncez !

PS ; J’ai promis à Ben que mon post lui rapporterait plein de nouvelles inscriptions alors, je compte sur vous pour aller découvrir cette super initiative originale et prometteuse !

Pardonnez-moi, Jean-Pierre (Hautier) car j’ai péché.#jeudiconfession

septembre 9, 2010

Je profite du #jeudiconfession pour vous raconter une bourde que j’ai faite à l’aube de ma carrière dans les RP. Comme on n’apprend vraiment que de ses erreurs et parfois de celles des autres, peut-être que certains d’entre vous retireront quelque enseignement des miennes.

Je travaillais alors dans un centre culturel en tant que chargé de communication. Inutile de dire que je débutais. Pour la promotion d’un spectacle, j’avais obtenu – ô miracle – qu’un des comédiens, appelons-le John, le plus connu du tandem à l’affiche du spectacle, soit l’invité de « Bonjour quand-même » sur la Première. Pas mal, pour un bleu.

Mais le jour de l’entretien, je me pointe à la RTBF, tout fier d’avoir passé l’entrée diamant sans encombres. Arrivé au studio, stupeur, m’attendent non pas un mais les deux comédiens. Le deuxième – « Ringo » pour notre histoire – pensait (espérait ?) qu’il allait également être interviewé. Je bredouille que je ne comprends pas, que c’était pas prévu… Que je suis désolé mais « que je crois que ça va pas être possible »… Je fais malgré tout mes plus beaux yeux doux à l’assistant de Jean-Pierre Hautier pour que Jipé accepte les deux comédiens en studio… Niet, catégorique ! évidemment !

Je vous livre trois de mes erreurs :

  1. N’avoir réglé l’interview qu’avec John sans en avoir parlé à Ringo (alors qu’il s’agissait en fait d’une action de promotion d’un même spectacle). J’avais bien-sûr essayé d’obtenir un double-entretien mais le concept de l’émission est clairement un colloque singulier.
  2. Ne pas avoir assumé que John était clairement plus connu et médiatique que Ringo et d’avoir été embarrassé par rapport à ce dernier. J’aurais très bien pu assumer le truc et dire: « Ok, Ringo, aujourd’hui, c’est son tour mais je vais tout faire pour que toi aussi, tu aies ton quart d’heure de gloire ! »
  3. Ne pas avoir compris que lorsqu’on se prétend « chargé de communication ou de relations publiques », on génère des attentes chez celles et ceux dont on fait la promotion. Dans le cas présent, de ne pas avoir pris conscience de ce que représente une demi-heure d’antenne pour un comédien dans cet univers impitoyable qu’est le théâtre. Ceci dit, c’est également valable pour une banque, une entreprise, des politiques… Les médias, ça fait encore rêver.

Si vous voyez d’autres erreurs, lâchez-vous, y a prescription. Et puis, si vous aussi vous avez des erreurs RP à partager, allez-y les commentaires sont là pour ça !

HELP : Comment mieux gérer ses favoris Twitter ?

août 31, 2010

J’adoooore Twitter. C’est simple, c’est court, c’est mobile. J’adore encore plus le fait que ce soit un outil de partage d’info super efficace. Pour moi, c’est presque devenu mon outil de bookmarking préféré.

Je « favorite » à tout-va les liens qui me semble intéressants.

Comme, je suis un garçon pratique, je me suis dis que c’était dommage d’utiliser deux outils de « bookmarking » : Delicious et les favoris de Twitter. Heureusement, il existe une petit application Packrati.us (merci à JacopoGio)qui fait une connexion entre votre compte Twitter et votre compte Delicious et qui rajoute chaque lien que vous publierez dans Twitter dans votre compte Delicious.

« Et les tags ? », me direz-vous ? C’est simple, tous les hashtags que vous placerez après votre lien dans Twitter sera utilisé pour tagger votre lien dans Delicious.

C’est pas beau, ça ? Si mais c’est pas brillantissime puisque cela signifie que tous les tweets contenant des liens provenant d’applications tierces à Twitter (Yfrog, Foursquare, Twitterfeed…) sont automatiquement sauvées dans Delicious. Cela vous fait donc un peu de déchet dans vos boomarks Delicious. Ce ne serait grave que si Delicious n’était un outil de social boomarking : ce que vous partager doit être nickel.

Pour contrer cela, j’ai même d’utiliser le RSS feed de ma section de mes favoris Twitter pour générer un tweet – via Twitterfeed – à chaque fois que je bookmarke un tweet mais hélas, on ne peut pas réinjecter un feed Twitter dans Twitter.

Vous suivez ? Tant mieux ! Alors si vous avez une autre suggestion à proposer pour harmoniser/intégrer tout ceci mieux que moi, je vous écoute ! 

Un grand merci !

WEB + PR = $$$ (Cas d’étude)

août 13, 2010

Depuis quelques semaines, je suis en relation avec une PME wallonne qui vend ses produits principalement sur un internet.

Il se trouve que j’ai proposé (on dit « pitché », dans le jargon PR) success story à une radio francophone qui a accepté le pitch et a réalisé un reportage sur l’entreprise. Le reportage a été diffusé au début de cette semaine.

Petit extrait d’une conversation téléphonique récente avec un représentant de l’entreprise.

Moi : « Tiens, est-ce que vous avez ressenti l’impact de la diffusion du reportages sur les visites de votre site » 

Lui : « Pas qu’un peu !  On a fait 9 fois plus de visites le jour de la diffusion et 4 fois plus de vente qu’un jour normal. Le second jour, on a reçu 4 fois plus de visites et vendu 2 fois plus qu’un jour normal»

Moi : « Yeah ! »

Quand je vous disais que les agences PR et web devait bosser ensemble !

Soignez vos contacts comme Obama

août 12, 2010

Mercredi dernier, Barack Obama fêtait ses 49 ans dans un restaurant chic de Chicago. Parmi, les happy fews que le Président avait convié à sa table figurait la femme la plus influente du monde aka Oprah Winfrey, célèbre animatrice/productrice télé, notamment d’un show qui porte son nom.

Barack Obama sait donc soigner ses relations mondaines (et au passage, un de ses principaux supports de campagne).

Dans l’expression « relations publiques », le mot le plus important est « relations ». Et rien ne vaut des contacts réguliers et si possible en face-à-face pour soigner ses relations. Or dans nos métiers, je trouve qu’on ne prends pas suffisamment le temps de rencontrer les journalistes « en vrai », les partenaires médias, les bloggeurs/ses, etc.

Alors, sortez de chez vous, de votre agence, de votre entreprise, allez au Café Numérique ou au BetaGroup (si vous bossez dans les nouveaux médias), au BJIT Cocktail  et au Data News Drink (si vous bossez dans l’IT), etc… Chaque secteur d’activité à ses activités mondaines, renseignez-vous et planifiez votre agenda mondain dès maintenant !

Si vous êtes pas du genre à savoir comment aborder un événement de networking, voici quelques tips intéressants.

Santé !

Mardi 10h – l’heure H pour les communiqués de presse

août 11, 2010

Toute proportion gardée, le communiqué de presse est aux PR, ce que le CD est à la musique : un peu désuet, pas toujours très pratique, coûteux, mais tout le monde continue à les utiliser car ils restent des supports de référence de leurs catégories et surtout, qu’ils sont facilement reproductibles.

Puisque le communiqué de presse reste un des outils centraux utilisés par les agences et responsables de relations publiques, la question du moment de l’envoi de celui-ci (Quand ?) est parfois considérée comme aussi cruciale que son sujet  (Quoi ?) ou ses dentinaires (A qui ?). 

Un petit sondage réalisé par Business Wire, une agence spécialisée dans la diffusions de communiqués de presse – un (news)wire comme on dit dans le jargon – auprès de ses clients pour savoir quel était le meilleur moment pour envoyer ce fameux communiqué ? et le verdict est tombé : le meilleur moment est le mardi matin à 10h. Bien entendu si tout le monde commence à envoyer ses communiqués en même temps, ce moment reste de devenir le pire moment pour envoyer vos infos.

Toutes les démarches de type « push » (lorsque vous envoyez du contenu non-sollicité à vos destinataires) ont leurs limites. Exemple : vous aimez, vous, quand vos beaux-parents débarquent à l’improviste à 8h, un dimanche matin (même avec le petit-déjeuner) ?

Pour les infos, c’est pareil : le meilleur moment pour diffuser une information est quand son destinataire en a besoin ou la demande ( « pull »). Donc, plutôt que de vous prendre la tête sur « quand » envoyer votre communiqué, vérifiez bien que le contenu (quoi ?) est suffisamment intéressant pour celles et ceux (à qui ?) vous allez l’envoyer ! Je revois donc à ce post très complet sur comment rédiger un communiqué de presse.

 

 

Trucs et Astuces PR – De l’autre côté du micro : interview de Christophe Charlot (Bizz) ((tag:pr, communication, tips&tricks, presse, relations, interview)

août 9, 2010

Le but de ce blog étant de partager des conseils et bonnes pratiques en matière de relations publiques et relations presse, j’avais en tête depuis longtemps de donner la parole à une partie essentielle de ces relations : les journalistes (et peut-être même les bloggeurs, tiens !). Histoire de voir comment nous – gens de com’ et de PR – pouvons améliorer nos pratiques.

On me fait signe qu’une telle initiative existe déjà aux Pays-Bas : le PR-Klaagmuur (mur des lamentations des PR). Allez-y jeter un œil, c’est super instructif (in het Nederlands).

Première personne à avoir accepté de répondre à mes questions :  Christophe Charlot, journaliste économique chez Roularta. Après 7 ans passés chez Trends-Tendances, comme webmaster puis comme journaliste, Christophe a rejoint, en janvier, la rédaction du magazine Bizz où il traite des questions d’entrepreneuriat, d’entreprises qui bougent, de gestion de carrière, etc. Il tiens également un compte Twitter à suivre : @chrischarlot

Un grand merci à Christophe d’avoir accepté de répondre à mes questions ! Si vous êtes journaliste et que vous avez des choses à partager sur les relations entre presse et PR, envoyez-moi un petit mail  !

 

Comment préfères-tu être contacté ?

CC : Par mail

 

Utilises-tu les réseaux sociaux pour trouver des informations ?

CC : Oui, souvent pour voir le profil d’un nouveau contact, ou trouver des informations sur certaines personnes ou certaines campagnes marketing de marques, par exemple.

 

Comment gères-tu les nombreux communiqués de presse que tu reçois par jour ?

CC : C’est très variable. En fonction du sujet du mail, et de l’expéditeur, cela va directement dans la corbeille ou bien j’ouvre et je lis. Parfois je conserve dans des dossiers pour usage ultérieur, parfois corbeille. C’est du cas par cas.

 

Si tu avais un conseil à donner aux personnes qui veulent te contacter pour te proposer des infos. Quel serait-il ?

Envoyer un chouette courrier postal. Pour autant qu’il soit bien ciblé et pertinent. On reçoit de moins en moins de courrier et de plus en plus d’emails.. les emails sont noyés. Les courriers font parfois « plaisir ».

 

Les agences RP sont…

a.       Inutiles

b.      Utile

c.       Très utile

d.      Un mal nécessaire

 

CC : Parfois très utiles pour identifier une bonne personne. Parfois un obstacle entre l’entreprise et le journaliste. Tout dépend de la personne dans l’agence. Il y a celles qui ne savent jamais répondre et demandent toujours d’attendre qu’elles trouvent un contact susceptible de répondre… et celles qui connaissent le sujet et sont déjà susceptibles de briefer le journaliste.

 

Souhaites-tu voir une évolution dans la manière dont les entreprises (au sens large) gère leurs relations avec la presse. Si oui, laquelle ?

Souvent plus de transparence. Généralement, les entreprises aiment qu’on parle d’elles… mais ne jouent pas le jeu et gardent un discours très formaté et très institutionnel. Elles veulent parfois qu’on fasse état de leur belle forme…mais se refusent à tout chiffre. Ou refusent de communiquer certains détails pourtant jugés importants par le journaliste.

Bref… il faut accepter de jouer le jeu de la transparence.

 

Apprécies-tu de travailler avec des agences RP ?

C’est souvent une aide quand elles établissent une vraie relation avec le journaliste. Et pas uniquement à sens unique : façon « push d’infos maximum » en espérant avoir son article… mais jamais accepter de divulguer des infos du client quand c’est le journaliste qui demande. L’agence de com’ doit, bien sûr, voir les intérêts de son client. Mais, jouer les «barrières» ne sert pas le client à long terme. Par ailleurs, l’agence de com’ qui propose des «exclus» à plusieurs médias perdent, aussi, en crédibilité… une exclu n’est pas une exclu partagée. Tous ne le comprennent pas…


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